18 juillet 2016

Attentat de Nice : l’APF choquée et bouleversée

L’Association des paralysés de France (APF) est profondément choquée et bouleversée par l’odieux massacre survenu à Nice dans la soirée du 14 juillet. L’association adresse toutes ses pensées aux victimes, à leurs proches, ainsi qu’aux nombreux blessés et leur témoigne tout son soutien.

Ce drame, survenu en ce jour de Fête nationale, est une atteinte portée à nos valeurs républicaines de Liberté, d’Egalité et de Fraternité. Face à cette tragédie, l’APF exhorte à ne pas céder à la stigmatisation, au repli sur soi et à la haine de l’autre.

L’APF réaffirme son attachement aux libertés fondamentales et aux valeurs d’humanisme qui sont le socle commun d’une société ouverture à tous où chacun, quelles que soient ses spécificités, ait sa place.

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02 juin 2016

BOURSE AUX VÊTEMENTS - BRIC à BRAC

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MAISON A VENDRE P.M.R.

Propriété indépendante de plein pied, d'environ 350m2 habitables, élevée sur sous sol partiellement aménagé.
Cette propriété date de 2006 (tout juste 10 ans)et bénéficie de toute la domotique contemporaine. Elle est posée sur un jardin, en partie boisé de 3200m2.
Elle est entièrement conçue pour une personne à mobilité réduite et possède même un ascenseur permettant d'accéder du sous sol à la partie vie.

Elle se compose :

Au rez de chaussée : Un appartement indépendant de 47m2 (entrée, wc indépendant, chambre,salle d'eau, séjour avec cuisine ouverte) : cet appartement est accessible de la maison, mais possède également une entrée indépendante. Il s'agit de l'appartement de la fille des propriétaires, qui est en fauteuil.
Hall d'entrée, séjour ouvert sur terrasse, cuisine agencée, cellier attenant, salle de jeux/bureau, 2 chambres et une salle de bains, ainsi qu'une suite parentale (chambre, dressing, salle de bains), dégagements, accès ascenseur.

Au sous sol : Une chambre d'amis avec sa salle d'eau privative, un wc indépendant, un bureau, une salle de billard, une salle vidéo, une buanderie/chaufferie (chauffage gaz condensation),dégagements, accès ascenseur, pièce de stockage, cave, garage 6 voitures.

Cette propriété est en parfait état.

Elle est proposée à 720 000.00€. 

CONTACT :

HOMNIS IMMOBILIER -

Mme Edwige Réveillé, chargée de la commercialisation des biens immobiliers

110, rue Saint Dizier à NANCY.

Tél : 03 83 37 87 87 

27 mai 2016

CONFÉRENCE NATIONALE DU HANDICAP

Des annonces positives mais pas de réel changement pour le quotidien des personnes en situation de handicap

Alors que la dernière Conférence nationale du handicap du quinquennat Hollande s’est tenue ce matin, l’Association des paralysés de France (APF) est déçue par des discours convenus ne répondant pas aux priorités des personnes en situation de handicap et de leur famille. Les quelques annonces du président de la République ne prennent pas en compte les difficultés majeures rencontrées par les personnes : accessibilité, emploi, ressources, compensation, etc.

Les seules annonces positives concernent le cumul de la prime d’activité avec l’allocation adulte handicapé, les rentes et pensions d’invalidité et l’annonce de la professionnalisation des auxiliaires de vie scolaire (AVS) actuellement en contrat aidé.

Cependant, l’APF attendait des annonces fortes et de véritables perspectives d’amélioration du quotidien des personnes en situation de handicap ; elle a eu, à la place, un bilan avec au final assez peu d’annonces.

L’annonce de la professionnalisation des AVS actuellement en contrat aidé est une grande avancée pour la scolarisation des enfants en situation de handicap en milieu ordinaire. Mais le déploiement de ces 50.000 équivalents temps plein des Accompagnants des Elèves en Situation de Handicap (AESH) ne doit pas faire oublier la formation initiale et continue des enseignants, primordiale pour mettre en place une vraie accessibilité pédagogique pour tous les élèves.

L’APF salue également l’annonce du cumul entre la prime d’activité et l’allocation adulte handicapé (AAH), les rentes et pensions d’invalidité, qui est une très bonne nouvelle pour les personnes en situation de handicap ayant un emploi. C’est un gain de pouvoir d’achat pour au moins 400.000 personnes aux revenus modestes.

L’APF note également une avancée sur la sécurisation des ressources pour les personnes ayant l’AAH avec taux incapacité de 80% ou plus.

Concernant l'emploi accompagné, s'il ne répond pas à l'ensemble des besoins des actifs en situation de handicap, il constitue une amorce vers une meilleure prise en compte des besoins d'accompagnement vers et dans l'emploi. Mais l’APF rappelle que 500 000 personnes sont au chômage.

Enfin, le plan polyhandicap annoncé, avec quelques moyens supplémentaires, est une avancée qui reconnait les besoins spécifiques de ces personnes et de leur famille.

Par contre, l’accessibilité est le grand absent de cette Conférence nationale du handicap. Les chiffres annoncés par le ministère (300.000 établissements accessibles) ne correspondent pas à la réalité vécue par les personnes en situation de handicap !

De même la question de l’accès aux droits et l’importance du rôle des Maisons départementales des personnes handicapées reconnue par le président de la République lui-même n’ont pas fait l’objet d’annonces particulières. Ainsi que le sujet de la compensation.

En conclusion, l’APF salue la place donnée à la parole et aux témoignages des personnes lors de cette conférence, mais note un grand décalage entre les fortes attentes des personnes et l’absence de réponse du président de la République. Dans le domaine de l’accessibilité, de la compensation ou de l’emploi des personnes en situation de handicap, ce n’est pas prêt d’aller mieux !

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CONFÉRENCE NATIONALE DU HANDICAP

Pour les personnes en situation de handicap

« ça va moins bien ! »

A quelques jours de la 4e Conférence nationale du handicap, l’Association des paralysés de France (APF) attend des réponses concrètes à la hauteur des fortes attentes des personnes en situation de handicap et de leurs proches. Car pour les personnes en situation de handicap, ça ne va pas mieux, ça va moins bien !

En effet, la situation s’est largement dégradée ces dernières années. L’accessibilité a connu de graves reculs avec les ordonnances rétrogrades qui annulent l’obligation d’accessibilité ; l’emploi des personnes en situation de handicap est en berne avec 500 000 personnes au chômage ;  les ressources des personnes sont toujours sous le seuil de pauvreté et les prestations de compensation du handicap sont revues à la baisse par les départements.

Face à cette situation dramatique, l’APF attend un engagement fort du président de la République et du gouvernement.

L’APF salue l’initiative du président de la République d’organiser le 19 mai une nouvelle Conférence nationale du handicap, comme il s’y était engagé lors de la dernière Conférence nationale du handicap de décembre 2014. Cependant, la situation des personnes en situation de handicap et de leur famille s’est largement dégradée ces dernières années.

Concernant l’accessibilité, l’APF déplore le dispositif des Agendas d’accessibilité programmée (Ad’AP), qui est un échec pour le gouvernement, auxquels il faut ajouter d’autres retours en arrière : un décret et un arrêté du 24 décembre ouvrent la possibilité à des dérogations à l’accessibilité pour les logements neufs ; le projet de loi pour une République numérique en-deçà des obligations d’accessibilité numérique prévues par la loi de 2005 ; ou encore les discours sur les normes qui remettent en cause le principe même de l’accessibilité.

Quand les personnes en situation de handicap pourront-elles circuler comme tout un chacun ?

L’APF attend de cette conférence un ton ferme envers les mauvais élèves de l’accessibilité qui n’ont toujours rien mis en œuvre pour se rendre accessibles, alors que l’obligation d’accessibilité date de 1975.

En matière d’éducation, la politique pourtant volontariste du gouvernement montre ses limites.

L’enseignement dispensé dans les Écoles Supérieures du Professorat et de l’Éducation (ESPE) reste, 3 ans après leur mise en place, globalement trop faible et disparate pour permettre aux enseignants de répondre à l’ambition d’une école inclusive affichée dans la loi de refondation de l'école.

La question de la précarisation des personnels d’accompagnement est loin d’être résolue et le nombre d’Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap (AESH) en CDI reste loin des 28 000 promis et très inférieur au nombre d’accompagnants en Contrat unique d’insertion (48 000).

Trop de jeunes en situation de handicap arrivent encore en fin de scolarité obligatoire sans qualification professionnelle, ce qui compromet grandement leur possibilité d’insertion professionnelle.

L’emploi connaît également une situation catastrophique, 500 000 personnes en situation de handicap sont au chômage ! Les chiffres ne font qu’augmenter depuis une dizaine d’années, le taux de chômage de personnes en situation de handicap atteignant le double du taux de chômage de la population.

L’ APF attend une mobilisation sur le chômage de longue durée (la durée moyenne du chômage est de 780 jours pour les personnes en situation de handicap, contre 570 pour le reste de la population) dans le cadre de la conférence sociale et des négociations concernant l’assurance chômage.

Une revalorisation de 81 centimes par mois, c’est l’augmentation maximale accordée par le gouvernement aux bénéficiaires de l’allocation adulte handicapé (AAH) depuis le 1er avril dernier.

Un niveau de revalorisation de 0,1% inacceptable pour l’APF au regard des conditions de vie précaires d’un million de personnes en situation de handicap.

Cette revalorisation ridicule concerne également un million de bénéficiaires de pensions d’invalidité.

L’ APF attend de cette conférence l’annonce d’un coup de pouce pour toutes ces personnes vivant sous le seuil de pauvreté.

La compensation du handicap est elle aussi malmenée. Dix ans après l’instauration de la prestation de compensation du handicap (PCH), la majorité des personnes en situation de handicap ne bénéficient toujours pas d’une prise en charge intégrale des surcoûts liés à leur handicap !

Pire, de nombreuses personnes font face à des restes à charge très importants et s’enfoncent dans la précarité ; le périmètre de cette prestation exclut toujours certains types d’aide ; les plans personnalisés de compensation sont très souvent revus à la baisse et les barrières d’âge n’ont toujours pas été supprimées.

Pour pallier ces dysfonctionnements, l’APF demande une extension du périmètre de la PCH (activités domestiques, parentalité, aides à la communication, etc.) et une prise en charge intégrale des besoins des personnes.

Enfin, dans ce contexte déjà très difficile, les personnes ont de plus en plus de mal à accéder à leur droits. Les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ont de moins en moins de moyens pour fonctionner alors que les demandes ne cessent d’augmenter.

Pour cette dernière conférence du handicap du quinquennat, l’APF demande au président de la République de donner une impulsion politique majeure et essentielle, avec des réponses concrètes aux difficultés quotidiennes vécues par les personnes en situation de handicap et leur famille. Les personnes en situation de handicap seront attentives aux conclusions de cette conférence ; elles ne veulent pas être, à nouveau, déçues !

PROJET DE LOI POUR UNE RÉPUBLIQUE NUMÉRIQUE

PROJET DE LOI POUR UNE RÉPUBLIQUE NUMÉRIQUE :

Le gouvernement entérine la fracture numérique !

Alors que le projet de loi pour une République numérique vient d’être voté hier au Sénat,  le Collectif pour une France accessible dénonce avec force un texte qui exclut de la société des millions de citoyens.

En effet, ce projet de loi amoindrit l’obligation d’accessibilité numérique telle qu’elle était prévue dans la loi handicap de 2005. Le parlement a donc choisi de suivre le gouvernement et de voter pour la fracture numérique ! Une aberration alors que le numérique est censé simplifier la vie de toutes et tous !

De quelle « République » est-il question quand les pouvoirs publics mettent au ban de la société autant de personnes ?

Par conséquent, le Collectif pour une France accessible va interpeller les parlementaires afin de faire saisir le Conseil constitutionnel pour rupture d’égalité.

Le Collectif pour une France accessible déplore particulièrement l’article 44 du projet de loi, en dépit de quelques évolutions limitées. Il ne répond pas aux besoins des millions de citoyens en situation de handicap ou des personnes âgées qui ne peuvent pas accéder aux services et outils numériques comme tout un chacun.

En effet, cet article, qui ne concerne que les sites des services publics, permet de contourner l’obligation d’accessibilité : il ne sera pas obligatoire pour ces sites de se rendre accessibles mais uniquement de s’engager dans une programmation de mise en accessibilité. Les sanctions financières en cas de non-respect sont trop faibles et n’auront pas de caractère dissuasif.

Par ailleurs, les sites privés sont exclus d’une obligation de mise en accessibilité.

 Pour rappel, le Collectif pour une France accessible demandait à l’origine que les sites web publics et privés, les progiciels et les applications numériques créés à partir du 1er janvier 2017 soient soumis à une obligation d’accessibilité numérique, sous peine de sanctions financières à hauteur de 45 000 € d’amende.

Pour les sites existants publics et privés, les progiciels et les applications numériques, le Collectif souhaitait une mise en accessibilité de tous les sites dans les 3 ans au maximum, sous peine de sanctions financières à hauteur de 45 000 € d’amende.

Aujourd’hui, le manque d’accessibilité numérique impacte la vie quotidienne et citoyenne d’une grande partie de la population.

Ce projet de loi ne permettra donc pas de réduire la fracture numérique dont sont notamment victimes les personnes en situation de handicap et les personnes âgées, mais bien plutôt de la creuser !

Dans ces conditions, le Collectif pour une France accessible va interpeller les parlementaires pour faire saisir le Conseil constitutionnel pour rupture d’égalité dès le vote définitif de la loi.